La Maisonnée saint Joseph "Ici on prie, ici on joue, ici on s'aime"
La Maisonnée saint Joseph                                                               "Ici on prie, ici on joue, ici on s'aime"
Le Père Fabre

Le petit peuple bruyant des enfants du quartier de Figuerolles trouva bien vite, en nombre, la porte de cet espace de jeu et d’amitié qui venait de s’ouvrir. Les mamans, elles, se firent les propagandistes de la nouvelle auprès de les amies : leurs enfants ne revenaient-ils pas ravis de leurs heures de patro ? et un peu moins excités qu’après les bagarres de la rue qui les occupaient jusque-là ? Les papas ? Ils étaient partagés. Ils étaient évidemment heureux que leurs gosses aient trouvé leur bonheur... mais chez un « curé » ... c’était difficile à reconnaître en ce temps d’anticléricalisme féroce. Peu à peu ils oseront de timides « bonjours » au P. Fabre lorsqu’ils le rencontreront dans la rue…

Mais que faisait-on à l’intérieur de l’« enclos » ? Il y avait tous les jeux spontanés que les jeunes savent imaginer lorsqu’ils sont réunis. Ils se passaient désormais sous le regard d’adultes qui assuraient l’absence de dérapages vers la violence et savaient gentiment donner le coup de pouce nécessaire pour que les règles bénéficient à l’éducation.

Il y avait surtout ces choses extraordinaires qu’on vit très vite proposées : des jeux plus structurés qui passionnaient davantage, le football, des tambours et trompettes qu’on apprenait à faire jouer dans l’harmonie, du théâtre dans la salle aménagée à cet effet dès la fin de la première année ... Il y avait aussi, c’est évident, les moments de catéchèse et de prière qui ponctuaient la journée de jeux.

Pour animer tout ce monde, le P. Fabre fut vite épaulé, en plus de ses jeunes étudiants, par le P. PLANTÉ et, un court temps, par le P. BONNET qui était déjà avec lui au collège des Jésuites et se consacrerait bientôt (1916) à la fondation d’un autre patro tout à côté, à la chapelle de l’Immaculée Conception. Là devait naître une « clique » qui existe encore à Montpellier : l‘« Étoile Bleue », au nom repris en partie du bulletin du Patronage St-Joseph : « L’Étoile de Figuerolles ».

première colonie en 1908

Activités extraordinaires


Pour les journées des jeudis, des dimanches, la vie ne risquait pas de fléchir au 43. Mais il y avait d’une part les jeunes qui grandissaient et à qui il fallait proposer autre chose, il y avait encore les longues semaines de vacances d’été, dans la lourde chaleur montpelliéraine, bien difficiles à remplir avec des jeux physiques épuisants et quelques ballades à la mer.

Pour les premiers, le P. Fabre institua une magnifique société sportive : le « SPORT-CLUB » et ses équipes de foot qu’il s’ingénia à opposer, en tournois, aux autres équipes de jeunes de la ville. De là devait naître ce qui est devenu l’équipe de « MONTPELLIER HÉRAULT SPORTS CLUB », mais oui ! Un avis annonçant le décès de « notre fondateur », en 1953 montre qu’on ne l’ignorait pas.

Le coup de génie du P. FABRE fut, dès 1908 à COUCOURON (Hte Loire), d’organiser une Colonie de Vacances durant les mois de grande chaleur. Il y avait bien, à Montpellier, un système de « placements dans les familles montagnardes », mais le Père eut l’idée de réunir en un même lieu, sous le même toit, les enfants et les jeunes pour une vie de plein air éclairée par l’Évangile. Elle permettrait de les former à la vie ensemble, avec tout ce que cela comporte de joie et de bonheur, mais aussi de participation aux tâches communes.

Depuis sauf une seule année, en 1944, le 43 rue Figuerolles a organisé et organise, chaque été, au moins un séjour d’été à la montagne.

avis de décès du père Gustave Fabre. Notez le dernier faire-part du Sport club montpelliérain de football qui deviendra le Montpellier Hérault Sports Club

L’institution, en sachant d’adapter intelligemment aux temps, pouvait avancer dans l’histoire. Sentant venir des jours difficiles, le Fondateur eut le pressentiment qu’il fallait se hâter. Il multiplia les réalisations dans les premiers mois de 1914 :

Le 19 Mars, en la fête de Saint Joseph, l’immeuble de la rue Figuerolles fut acheté, rendant ainsi stable l’implantation.

En ces mêmes mois, la construction de la chapelle commençait (elle devait être interrompue par la guerre et reprise ensuite.

Un local était aussi acheté à Prévenchères (Lozère) pour y fixer la Colonie de Vacances « pour longtemps » écrivait le P. Fabre en Juillet 1914 dans le bulletin du Patro... ce fut jusqu’en 1986. Les lourdes contraintes de la mise aux normes invitèrent alors à aller faire ailleurs ce séjour d’été qui existe encore aujourd’hui.

Lorsqu’en 1935 le Père LOISEAU succéda, pour six ans, au P. FABRE, la maison avait déjà traversé plusieurs périodes délicates, mais elle était solidement fondée prête pour durer au service des jeunes.

Le Père Gustave Fabre mourut le 27 Octobre 1953, à l’âge de 89 ans.

 

CATECHSIME :

Mercredi : 14h - 15h

La Communauté des frères

fr Philippe Néri, fr Abel, fr Marie-Van, fr Jean du Sacré Coeur, fr Luc-Marie
Les garçons et Frères de la Maisonnée