La Maisonnée saint Joseph "Ici on prie, ici on joue, ici on s'aime"
La Maisonnée saint Joseph                                                               "Ici on prie, ici on joue, ici on s'aime"
Le Père Blanc

On se doute que prendre la succession d’un FONDATEUR comme le P. Fabre, n’est pas chose aisée. C’est un bon éducateur qui est nommé à cette tâche : le Père LOISEAU. Il ne fera qu’un rapide passage au « Patro Saint Joseph », 6 années difficiles, en plein Front Populaire, et ne réussira pas à prendre vraiment la maison en main. L’œuvre périclite lentement.

Les temps aussi ont changé et l’apostolat des « patros » commence à être moins compris. Le curé d’alors, à Ste Eulalie, envisage de récupérer le local à d’autres fins. Finalement, en accord entre le Diocèse et les Jésuites, il est décidé que le patro fermera ses portes au retour de la colonie, en Août 1939 ... Mais la guerre qui se déclenche fige tous les projets et, vaille que vaille, l’œuvre poursuit sa route. Ce n’est pas le moment d’innover !

Le Père Loiseau avait, dans les années précédentes, sollicité l’aide d’un jeune jésuite : le Père Pierre BLANC, qui était ainsi venu lui prêter main forte pendant les vacances du Séminaire du Puy où il faisait ses études tout en animant un patronage dans un faubourg de la ville.

 

Le père Blanc au milieu des jeunes de La Maisonnée

Nommé au collège de Montpellier après son ordination sacerdotale, en 1939, le P. Blanc vint aider le Père Directeur les jeudis et dimanches. Il se plaisait dans cet apostolat.

Il proposa bientôt (en 1941) d’assumer la charge du 43 rue du Faubourg Figuerolles. Mais son Supérieur provincial lui révéla alors que la maison, d’accord avec l’évêque, devait être fermée dès que les événements le permettraient. Le P. Blanc dit alors : « C’est dommage ! J’aurais aimé tenter une relance. » . « Et bien, proposez-moi un plan » répondit le Provincial. Il faut croire que le plan fut approuvé puisque le P. Blanc eut mission de faire un essai de Cinq ans... qui en dura 45 !

Comme le fondateur, le P. Blanc était Aveyronnais et avait une très forte personnalité. C’était, de plus, une force de la nature. Il en imposait et sut jouer de cet atout auprès des jeunes. Il se mit au travail et, profitant de son expérience au Puy, réorganisa le Patro en le concevant comme le centre de tous les mouvements d’église nouveaux qui s’intéressait aux jeunes. Le premier numéro du Bulletin « La Maisonnée » qui sortait en 1942 (La collection complète, jusqu’aujourd’hui, est à la Bibliothèque de France) portait les écussons de tous ces mouvements.

Le Père Blanc ajustant les calots des jeunes de La Maisonnée

En pleine guerre, ce jeune prêtre dispensé de la mobilisation car la cécité le menaçait, se démenait tant qu’il pouvait pour engager ses jeunes à aider les plus démunis : ramassage de bois, distribution de charbon ... Il nourrissait aussi ceux d’entre eux qui étaient de familles nécessiteuses. Il fut très vite connu dans Montpellier et demandé un peu partout pour prêcher des récollections dans les établissements catholiques. Secrètement, il organisait avec certains de ses jeunes, la distribution du journal clandestin des jésuites résistants de Lyon : « Témoignage Chrétien ».

Le « Patro » avait été rebaptisé « LA MAISONNÉE » et si l’animation des enfants et des jeunes y restait un apostolat essentiel, il voyait aussi des groupes d’adultes : messieurs, mamans et dames du quartier, se réunir régulièrement pour la formation chrétienne.

De grandes améliorations matérielles furent réalisées : construction d’une maison d’accueil pour les étudiants, améliorations des salles d’activités ... et construction intégrale d’un nouveau local de colonie de vacances à PRÉVENCHÈRES.

 

La chorale

Car la colo continuait et voyait de nombreux jeunes s’y épanouir chaque été. Elle n’a été tenue fermée qu’une année par l’interdiction de se déplacer : en 1944. Beaucoup de pères jésuites actuels y sont venus, séminaristes, participer à l’encadrement, jusque dans les années 1970.

Et La Maisonnée continua sa route sans bruit extérieur ( « Le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien », aimait à répéter le P. Blanc). Des générations de jeunes y ont été solidement formées et gardent un souvenir ému de leurs années de jeunesse dans la maison. Ils sont nombreux à y revenir en « pèlerinage » avec leur famille, lors d’un passage à Montpellier d’où la vie les a éloignés.

…Cependant, le P. Blanc, sentait l’âge venir et s’inquiétait de la relève auprès de ses supérieurs…

CATECHSIME :

Mercredi : 14h - 15h

La Communauté des frères

fr Philippe Néri, fr Abel, fr Marie-Van, fr Jean du Sacré Coeur, fr Luc-Marie
Les garçons et Frères de la Maisonnée